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Quel avenir politique pour les jeunes en Guinée ?

On entend souvent dire que celui qui ne fait pas la politique, la politique va le faire. Mieux, s’abstenir de faire la politique, c’est être passif à l’animation de sa cité. Ce faisant, l’on subit. 

Désormais, les jeunes guinéens s’intéressent de plus en plus à l’animation de la cité Guinée. Les uns sont dans la société civile, les autres dans la société partisane, les partis politiques et une autre catégorie, mais très rare, dans la société idéologique.

Toutes ces catégories de jeunes animent la cité Guinée, chacune dans son domaine. Les jeunes de Guinée sont actifs. Ils ont compris que l’inaction n’est pas une option. Mais pour cette réflexion, je compte aborder la catégorie de jeunes évoluant dans la société partisane, les partis politiques. Car le comportement de certains jeunes dans la sphère politique invite tout acteur idéologiquement politique à s’interroger de l’avenir politique de ces derniers. 

La politique c’est la gestion de la cité. Avec l’évolution des choses, pour gérer la cité, il faut bénéficier de la légitimité des populations à travers une élection. La démocratie est en marche. Alors pour bénéficier de la confiance des populations, il faut avoir des idées. La politique, c’est les idées. Elle commence par l’idéologie. C’est pourquoi, on parle de partis socialistes, libéraux, écologiques.

Ce sont des croyances pour les politiques. Ils y fondent la conviction que le salut de leurs pays résident dans l’idéologie choisie même si pour certains nous sommes à la fin des idéologies. Toute fin idéologique serait la fin de la démocratie car plomberait le débat contradictoire, une valeur chère à la démocratie.

C’est alors dire que les jeunes du RPG sont foncièrement convaincus que le salut de la Guinée aux valeurs du socialisme. Les jeunes de L’UFR, L’UFDG, le BL fondent leurs convictions du salut de la Guinée au libéralisme. Ce sont là, deux écoles différentes voire antagoniques.

Les jeunes doivent alors chercher à comprendre les différentes idéologies politiques avant d’opérer leur choix. C’est en cela qu’on pourrait réduire le nomadisme de certains jeunes entre partis politiques. Sinon comment expliquer qu’une personne quitte un parti libéral pour un parti socialiste à moins qu’elle soit déçue de l’idéologie libérale ?

Et si c’est le cas, il va falloir ouvrir un débat public contradictoire entre ce dernier et un partisan du libéralisme. Ne pas le faire, c’est accepter l’insulte à nos valeurs politiques. La logique voudrait qu’on quitte un parti libéral pour un autre parti libéral, ça serait la preuve de notre croyance idéologique.

 

Fodé BALDE

Jeune Républicain Guinéen

La Guinée d’abord !

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