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Gestion de la commune de Matoto : « Quand ça ne va pas, chacun fait dos à la politique et on s’oriente vers un objectif » dixit Mamadouba Toss Camara

Dans un entretien accordé à notre rédaction le week-end dernier, le maire de la Commune de Matoto a annoncé des dispositions concernant la saison pluvieuses qui endeuille plusieurs citoyens de Conakry chaque année. Mamadouba Toss Camara s’est vanté de sa gestion avant d’inviter les citoyens de se mettre à l’abri pour éradiquer cette pandémie de la COVID-19.

Quel regard portez-vous sur la gestion des ordures à Conakry en, général et en particulier à Matoto ?

Mamadouba Toss Camara: En ce qui concerne la gestion des ordures, vous le savez comme moi que c’est une gestion participative et inclusive. Donc depuis notre venue à la tête de cette commune, ça fait maintenant à peu près un an 4 mois. Notre commune était classée la dernière des communes à être installée parmi les 5 que compte la ville de Conakry. Et ce n’est pas facile d’attenir une commune tant que les citoyens, les élus locaux ne jouent pas pleinement leur rôle. Donc toutes les artères de la commune étaient érigées comme un dépotoir. Il a fallu d’abord que le conseil se retrouve et essaye de mettre sur table quelques stratégies pour dégager tous les points noirs qui sont là, à ternir l’image de la commune. C’est ce qui nous a aidés à dégager non seulement le point noir d’Enta et les artères principales. Et en plus, on a essayé d’interpeller tous les élus locaux et mettre les services de sécurité en contribution, les conseils des jeunes du quartier, chacun dans sa localité de faire en sorte que le comportement incivique ne peut pas ternir l’image de la commune. Au jour d’aujourd’hui avec l’appui de ministère de l’hydraulique et de l’assainissement à travers l’Agence nationale de la salubrité publique, notre commune est parmi les communes les plus propres. Ça, c’est dû à la volonté et la politique de la nouvelle équipe de la commune. Au jour d’aujourd’hui avec le nouveau contrat signé par le Président de la République à travers la société AlBayrak, le long des artères maintenant, il y a des poubelles mobiles un peu partout. Et avec les bacs installés aux abords de marchés, aujourd’hui c’est devenu pour nous un ouf de soulagement. Donc non seulement ça facilite le transfert après les prés collectes dans les ménages par les PME et le transfert de se bacs au niveau de la décharge est assurée par la société AlBayrak. Donc même aujourd’hui, on était à réunion avec les partenaires techniques et financiers pour voir comment aménager les différents points de groupement de la commune, pour que notre commune vraiment puisse être parmi les communes plus propres.

On sait que chaque saison la de pluie des inondations conduits à des morts d’hommes. Quelles sont les dispositions prises cette année par la commune de Matoto pour empêcher cela ?

Effectivement, c’est suite au passé, ce que nous avons enregistré lors de la première pluie de l’année passée à Dabondy, nous avons enregistré des cas de morts. C’est pourquoi nous avons anticipé cette année. On a essayé d’identifier les différents points critiques susceptibles de créer les inondations. C’est en cela qu’on engagé quelques opérations tel qu’au niveau de kankankoura, au niveau de marché Magnalong et certain coin. Donc avec le ministère de la ville comme en prélude de cette saison pluvieuse avec les actions du président de la République à contribuer à fin que les coins critiques soit dégagés pour éviter les inondations au milieu des citoyens. Donc cette réunion s’est tenue avec la tutelle du gouvernorat. Et aujourd’hui on a commencé à posséder le marquage de ses points critiques pour que d’ici la fin de la semaine, on possède vraiment à dégager tous ses coins obstruer qui pourraient empêcher le passage de l’eau.

Il fait plus de 3 mois presque et toutes les activités sont au ralenti. Quel est l’impact du covid-19 sur le déroulement de vos activités d’assainissements ?

L’impact de la covid-19 n’est pas lié seulement à l’assainissement. Par contre, nous devons assainir pour vraiment s’en débarrasser de cette maladie. Ça c’est un premier aspect, mais son impact réel parce que ça affaiblie les activités économiques. Et si les activités économiques ne bougent pas telles qu’elles sont, l’état aussi aura de sérieux problèmes en termes de mobilisation des ressources. Donc en amont et en aval la covid-19 est venu freiner toutes les activités liées à la survie de l’être humain. Mais qu’à cela ne tienne chacun doit jouer sa partition pour que cette maladie soit un lointain souvenir chez nous. En quoi faisant, c’est de respecter les mesures barrières. Seules les mesures barrières, les distanciations, le lavage de main régulier puissent nous permettre vraiment de faire dos à cette maladie surtout le port obligatoire de masque surtout dans les milieux creux. Donc aujourd’hui en ce qui concerne l’assainissement, on est obligé aussi de multiplier les efforts parce que, quel que soit l’insalubrité qui est mal pour tout le monde, parce que plus on vit dans l’insalubrité plus on est exposé à des véritables maladies.

En quoi les populations de Matoto peuvent s’attendre comme initiative venant de votre commune dans les prochains mois ?

Depuis notre arrivée, nous sommes venus trouver que Matoto et comme j’aime le dire, c’était la dernière des communes. Mais aujourd’hui avec la nouvelle équipe ou 70 % sont jeunes, nous n’avons que des belles initiatives. Au jour d’aujourd’hui, on est à pied d’œuvre pour anticiper pas mal des actions. Et notre arrivé qui ne fait pas d’abord un an et demi, nous avons posés des actes extraordinaires. On a déjà réalisé 3 forages à Dabondy, non seulement on a redynamisé l’administration à la base, c’est ce qu’on a vraiment tenu lors de nos différentes campagnes avant qu’on ne soit là. Aujourd’hui, on redynamisé de l’administration communale. On peut se frotter les mains en disant que notre commune est la meilleure commune sur le plan administratif. Parce que, vous trouvez que tout est sur place, le travail et tout le monde respecte les heures de travail et on est là jusqu’à 16h. Notre état civil travail à merveille et on a des initiatives. On a des projets en cours. Nous sommes en train de construire des bureaux dans l’enceinte de la commune. Et on a un projet d’un centre de santé. Et surtout en termes de l’insalubrité que Matoto hier et aujourd’hui ne sont pas les mêmes. Donc c’est pour vous dire que la population aujourd’hui est satisfaite de l’effort fourni par le conseil communal.

Quel est l’étendue de la propagation de la C0VID-19 dans votre Commune ?

Ça, il faut saluer les efforts de notre comité communal de riposte et les unités opérationnelles dans les quartiers. Imaginez, aujourd’hui, on est à 4000 cas confirmer dans la ville de Conakry et Matoto n’a que 800 et quelques. Ce qui qui veut dire notre anticipation a porté fruit, parce qu’on est déjà à 20 % de cas contaminés dans la ville de Conakry. Et aujourd’hui la commune de Matoto, est la commune la plus peuplée. La plus peuplée et moins de contaminer. Cet effort, il faut le saluer.

Est-ce que les marchés sont aujourd’hui désinfectés ?

Actuellement là où nous sommes sur les 17 marchés de la commune de Matoto, les 60 % sont déjà infectés. Et on commence à donner la satisfaction vraiment à ses sociétés qui ont bien voulu nous accompagner dans ce sens.

Le marché de Matoto avait été incendié le 17 février dernier. Et une enquête a été ouverte. Ou en sommes-nous avec cette enquête?
Vous savez on ouvre l’enquête, mais l’enquête, ce n’est pas de tuc au tact. Parce qu’une fois que la procédure est engagée, il faut aller jusqu’au bout pour ne pas interrompre, parce qu’on a besoin de tous les éléments pour apprécier. Donc je pense les services de sécurité sont à pied d’œuvre pour que dans les jours à venir nous soyons mieux informés.

Parlez-nous l’impact sur la gestion des marchés de Matoto ?

On n’a pas assez d’impacts. C’est qu’on peut se dire qu’aujourd’hui à l’instar des autres communes, Matoto a fait innovation avant qu’on ne soit là nos marchés étaient géré par une société. Et la commune ne préservait que 40 millions par mois. Avec la gestion de l’autorité communale, on est aujourd’hui à au-delà de 100 millions. Si on a une autorité communale qui a la vision et qui s’est mieux organisé, rien ne pourra lui échapper. C’est pourquoi, ce qui se passait ici et ce qui se passe aujourd’hui font deux. Parce que nous on a une vision par rapport à notre gestion.

Il y a de cela quelques mois ou tous les maires de cinq communes de la Capitale ce sont réunis au gouvernorat de la ville de Conakry pour en discuter concernant les gilets pour les Taxis moto. Quelle est la suite de cette décision ?

Effectivement chaque commune est en train d’œuvrer à sa façon. C’était le gouvernorat qui était en charge de nous aider dans ce sens à définir et arrêter une stratégie collégiale. Mais cas cela ne tienne chacun à sa particularité. Le samedi passé, nous étions en réunion avec les motos taxi et dans les jours à venir, nous devons leur doter non seulement des cartes d’autorisation de circulation au niveau de notre commune et deuxième phase, c’est comment essayer de leur réorganiser à l’interne afin que leur association peut être bénéfique pour la commune.

Votre mot de la fin ?

C’est de lancer un appel à tous les Guinéens. C’est de se donner la main, de former un tour pour combattre cette maladie. Il y a des circonstances pareilles qu’on se rende compte la Guinée est Une et indivisible. Quand ça ne va pas, chacun fait dos à la politique et on s’oriente vers un objectif. Et l’objectif aujourd’hui rechercher ce COVID-19 et comment l’a débarrassée de notre pays. Donc j’interpelle toutes les identités sociales de faire en sorte que notre combat soit comment faire dos à la COVID- 19

Une interview réalisée par Amadou Tidiane Diallo

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