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Affaire Albayrak : silence sur l’arnaque du siècle

Quand il a mis les pieds dans le plat des 30% d’Albayrak version Guinée qu’il attribuait à Mohamed Alpha Condé fils du président Condé, le syndicaliste Cheik Touré a été accusé de « déclaration calomnieuse et diffamation contre le chef de l’Etat et son fils» et trimbalé devant Dame Thémis après une séance d’interpellation dans les rues de Conakry digne d’un film hollywoodien. 

C’était une formalité de passage pour clouer le bec à tout autre crieur public de nourrir l’ambition de se tailler une place au soleil en utilisant l’arnaque turque comme tremplin.

Touré a été relaxé à l’issue d’un jugement du tribunal correctionnel de Kaloum lundi 1e octobre 2018 à 13 jours de prison (le temps passé à la Maison centrale de Coronthie) et au paiement d’une amende de 500.000 GNF.

Les jours suivants, il a porté l’écharpe de député suppléant de l’uninominal à Kaloum au compte de l’UFR alors que ce parti politique dirigé par le Haut représentant du chef de l’Etat s’y opposait arguant que Touré avait démissionné pour rejoindre le parti au pouvoir. Depuis, l’arnaque d’Albayrak n’est plus un sujet à l’ordre du jour. Même dans la presse.

Or, cette société appartenant au gendre du président turc Erdogan bénéficie de 82% des droits d’exploitation du port conventionnel de Conakry contre 18% pour l’Etat guinéen.

 

Par Le Populaire

 

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