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Guinée : « on a un grand défi qui s’appelle la CAN 2025», indique le ministre des sports Béa Diallo

L’organisation de la coupe d’Afrique des Nations 2025 en Guinée continue de faire écho. Plusieurs observateurs estiment  que ce rendez-vous continental n’est pas tenable vue l’état d’avancement des infrastructures sportives.

Selon le ministre des Sports de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, l’organisation de la CAN est un grand défi pour la Guinée. Puisque Lansana Béa Diallo est persuadé que cela permettra à notre pays de mettre des infrastructures en place: « Stratégiquement aujourd’hui, on a un grand défi qui s’appelle la CAN 2025. Beaucoup sont sceptiques par rapport à cette organisation de cette CAN. Finalement ce n’est pas l’événement sportif. Parce que beaucoup de gens pensent à l’événement sportif. On s’en fout de l’organisation de la CAN. C’est qui-est-ce qui amène la CAN ? Qui-est-ce qui développe la CAN? Finalement c’est ce qu’il faut voir. Aujourd’hui, on va construire les infrastructures sportives, des stades de compétition, des stades d’entraînement, mais derrière tout ça on construit des villas qui vont permettre de loger des gens de l’intérieur du pays. C’est très compliqué d’amener les gens en masse. Donc cette CAN va amener une dynamique. Elle va permettre de développer tout ça. On va développer des routes, des aéroports, mettre en place des infrastructures sportives. Mais aussi on va créer de l’emploi. L’emploi qui manque énormément dans les différentes localités. La plus part des jeunes qui sont à l’intérieur du pays n’ont pas d’emploi. Donc on va se créer à travers cet événement qu’on va pouvoir organiser en amont avant pendant et après l’événement ce qui doit être colossal » a-t-il rassuré.

En croire le ministre des sports, plusieurs réflexions ont été mises en place afin d’inverser la tendance: «  Aujourd’hui nous avions des priorités, et moi j’ai complétement inversé. En fait, il y a des zones qui sont complètement abandonnées. Il faut qu’on puisse mettre en place là-bas un minimum d’infrastructures pour mettre aux jeunes de pouvoir s’épanouir quand on sorte de l’école et se dire je peux aller jouer au foot, pratiquer mon sport. La dynamique dans laquelle on est aujourd’hui, c’est de dire comment est-ce qu’on peut donner plus de moyens pour permettre effectivement aux politiques d’être efficace à l’intérieur du pays. Parce que tout est centré sur Conakry » a-t-il regretté.

 

Amadou Tidiane Diallo

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