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Cellou Dalein « On a fait beaucoup de sacrifices de sang, mais parfois c’est nécessaire»

Après sa tournée en Europe (France et Italie) en Arabie Saoudite, le leader de l’UFDG est désormais en Gambie un pays frontalier de la Guinée. Depuis Banjul, capitale de la Gambie, Cellou Dalein Diallo s’est adressé aux militants de son parti ce mercredi 25 mai 2022 dans une salle archi-comble. Après que sa résidence de Dixinn-Port a été démolie, en plus sa maison de Labé, le siège du parti à Mamou et sa plantation de Coyah sont dans le collimateur de l’opération de récupération des domaines de l’État. Face à cette situation, l’ancien Premier ministre se dit être déterminé à poursuivre le combat, tout en favorisant l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit en Guinée.

D’entrée de jeu, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) estime qu’il y a eu beaucoup de sacrifices de sang. C’est pourquoi, il faut continuer le  » combat » afin que la Guinée sorte de cette  » dictature ». « Avant moi, d’autres ont perdu la vie. On a démoli des maisons qui sont des propriétés pleines à des citoyens. On a décimé de bétails. On a emprisonné, on a chassé. Je ne suis pas supérieur à tous ces gens-là. Certains, leurs vies ont été abrégées, leurs maisons ont été détruites, leurs bétails ont été décimés parce qu’ils étaient avec Cellou Dalein. Si on m’enlève ma maison, je dis que c’est terminé, je ne me bats plus. Et les autres qui ont perdu la vie ? La vie est plus chère que les biens. Il y a des gens qui ont perdu des enfants et qui continuent de lutter parce qu’ils savent qu’ils luttent pour le pays, pour le droit, pour la liberté, pour la démocratie, pour l’égalité des citoyens. Si moi, parce qu’on m’a enlevé 2 200 m², si je dis que je suis fatigué, c’est que je ne suis pas digne de votre confiance. Et c’est pourquoi, je vais vous dire, il faut que vous soyez mobilisés. Il faut qu’on soit prêt à continuer le combat. On a fait beaucoup de sacrifices, parfois beaucoup de concessions. Oui, c’est parfois nécessaire. Mais il faut qu’on continue. Il faut que la Guinée sorte de la dictature » a-t-il rassuré.

Selon Cellou Dalein Diallo, les Guinéens aspiraient à un changement après la chute d’Alpha Condé le 05 septembre 2021. Que les Guinéens se retrouvent dans un cadre plus convivial y compris avec les militaires qui ont pris le pouvoir pour essayer de discuter « calmement, sereinement, en tant que frères, pour décider des termes de la transition jusqu’à quand et qu’est-ce qu’il faut faire pour que le droit du peuple de choisir ses dirigeants soit assuré». « (…) Donc aujourd’hui, il y a des divergences. Nous avons demandé qu’il y ait un dialogue. Nous avons demandé d’accepter que la CEDEAO désigne un facilitateur, mais vous savez les Guinéens ne se font pas confiance. Il y a une crise de confiance profonde. S’il n’y a personne à nos côtés pour nous aider, qui rappelle ce qui a marché ailleurs et nous demande d’accepter ça. Il n’y a pas de confiance entre nous mais nous voulons que ça marche et qu’on s’entende mais pour cela, il faut qu’on ait un facilitateur parce que la crise de confiance est profonde, malheureusement. Mais, ce n’est pas moi qui l’ai créé. Même lorsqu’on avait des dialogues avec Alpha, c’est grâce aux partenaires techniques et financiers qu’on trouvait des consensus même s’il ne respectait pas les engagements. Mais très souvent, ils ont pu rapprocher les puzzles (…), il ne s’agit pas d’inventer la roue » a-t-il suggéré.

 

Amadou Tidiane Diallo

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