Présidentielle en RDC : le moratoire de Kabila et son clan prends fin  mercredi

Il va falloir attendre encore quelques heures pour connaître le nom du candidat qui portera les couleurs du parti au pouvoir en République démocratique du Congo. 

Les cadres du Front commun pour le Congo (FFC) ont certes achevé le conclave auquel les avait convoqués en milieu d’après-midi le chef de l’Etat Joseph Kabila dans sa ferme de Kingakati – à 80 km de Kinshasa -, mais rien n’y a filtré.

Aucun “dauphin” n’a été avancé, et le président Kabila n’a rien laissé entrevoir sur son avenir politique, a confié à la correspondante de RFI un participant à la rencontre. Lambert Mende, porte-parole du gouvernement et membre de la Majorité présidentielle a toutefois annoncé que le candidat de la Majorité serait dévoilé mercredi.

Pourtant, beaucoup d’espoir a été fondé dans cette rencontre qui se tenait à 24 h de la date-butoir du dépôt des candidatures à la présidentielle de décembre, à laquelle Joseph Kabila ne peut pas, en théorie, se présenter.

Certains grands noms de l’opposition dont Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba ou encore Vital Kamerhe ont déjà fait acte de candidature, dans les délais de la Commission électorale fixé à ce mercredi 8 août dès 15h30 GMT. Un autre cador, Moïse Katumbi risque bien de manquer l‘échéance alors qu’il dit avoir été empêché, tout le week-end, d’entrer sur le territoire congolais pour déposer son dossier de candidature.

Joseph Kabila a toujours fait preuve de discrétion sur ses ambitions pour les élections à venir. S’il martèle vouloir respecter la Constitution, ses opposants le soupçonnent de vouloir briguer un troisième mandat, en contradiction avec la Constitution qu’il a promulguée en 2006.