L’Initiative pour la transparence des industries extractives (l’ITIE) : L’Ouganda fait  son entrée

Le gouvernement ougandais a annoncé mardi,  que le pays a adhéré à l’Initiative pour la transparence dans les  industries extractives (ITIE) afin de soumettre son industrie pétrolière à un examen minutieux et de promouvoir une gestion responsable des revenus.

L’ITIE est un groupe de plaidoyer mondial qui établit et promeut des normes de gestion transparente et responsable des ressources extractives.

Cette annonce survient après plusieurs années de pressions de la part des législateurs, des groupes de la société civile, des agences internationales et des bailleurs de fonds.

Selon le gouvernement, cela permettra de dissiper les inquiétudes concernant le secret dans la gestion des pétrodollars qui devraient commencer à arriver en 2022, date du début des exportations du brut. Ceci est tout aussi important pour attirer des investissements de qualité dans le secteur, explique un communiqué officiel.

Il faut dire que le secret entourant les contrats dans le secteur des industries extractives alimente généralement la méfiance du public, favorise la corruption et prive les pays des avantages liés à l’exploitation du pétrole.

« La décision d’adhérer à l’ITIE a été motivée par l’appréciation des valeurs que l’ITIE promeut en ce qui concerne la divulgation d’informations sur l’ensemble de la chaîne de gouvernance extractive », a déclaré le ministre ougandais des Finances, Matia Kasaija.

Le pays sera ainsi tenu de rendre publics tous les contrats relatifs au développement de son secteur pétrolier, qu’il s’agisse de l’attribution et de la propriété des licences, des conditions contractuelles, juridiques et fiscales, de la production et des exportations, des paiements des entreprises et des dépenses en pétrodollars.

En Afrique de l’Est, la Tanzanie est le seul pays signataire de l’ITIE. Au total, 51 pays sont membres de l’initiative lancée en 2003.