Les pertes liées aux changements climatiques pourraient coûter  80 millions d’emplois et 2 400 milliards $, d’ici à 2030

Le phénomène prend de plus en plus une proportion inquiétante à travers le monde. Cet été la république de l’Iran a enregistré  le record de la température la plus chaude avec 74°C, du jamais sur la planète. Ce n’est pas tout, les dégâts se poursuivent à travers le monde,  le réchauffement climatique pourrait entrainer la perte de plus de 80 millions d’emplois à plein temps dans le monde, d’ici à 2030. Cela conduira à une perte d’environ 2 400 milliards $ pour l’ensemble de l’économie mondiale. Cette crise frappera plus durement les pays pauvres, a affirmé l’Organisation internationale du travail.

« L’impact du stress thermique sur la productivité est l’une des conséquences les plus sérieuses du changement climatique. Elle s’ajoutera aux inconvénients tels que le changement des modèles de précipitation, la hausse du niveau de la mer et la perte de la biodiversité », a affirmé Catherine Saget, le chef de l’unité de recherche de l’organisation.

Les travailleurs agricoles, qui constituent environ 940 millions de personnes, seront les plus affectés et perdront jusqu’à 60% de leur temps de travail, d’ici 2030, à cause du stress thermique. Si les hausses de température suivent les courbes prévues par les scientifiques, le secteur de la construction représentera 19% des pertes d’heures de travail. Les régions de l’Asie du Sud-est et de l’Afrique  de l’Ouest seront les plus touchées en la matière.

« En plus des pertes économiques massives, nous nous attendons à plus d’inégalités entre les pays à revenu élevé et les pays à bas revenu, ce qui empirera les conditions de travail des plus vulnérables et le déplacement des personnes », a affirmé Mme Saget.

Une nouvelle qui fera tâche d’huile sur le processus de développement des pays pauvres. D’ailleurs, plusieurs pays ont commencé à subir de plein fouet la dégradation de la planète ou le dérèglement climatique.