Les manifestations du FNDC contre la présidence à vie d’Alpha Condé secouent la Guinée

La République de Guinée est devenue le théâtre des manifestations sanglantes et meurtrières depuis plusieurs mois. Ce mardi 21 janvier, le Front national pour la défense de la constitution (initiateur des contestations) a relancé ses protestations contre l’ambition affichée du chef de l’Etat à briguer un troisième mandat.
Le pays est en proie à des vives contestations, il est à la croisée des chemins. Magasins, boutiques, chemins de fer et circulation restent fermés. Les rues guinéennes ressemblent cette journée comme un désert. C’est une véritable lèpre qui frappe ce petit pays d’Afrique de l’ouest de 12 millions d’habitants. Depuis le début des manifestations le 14 octobre 2019 au moins trente jeunes ont été tués et plusieurs autres arrestations et blessés sont également enregistrés.
Malgré ces fissures politico-sociales, le régime de Conakry s’entête à tenir les élections législatives le 16 février prochain, histoire de se tailler une majorité écrasante leur permettant de faire passer la nouvelle constitution dans laquelle, une voie est ouverte pour Alpha Condé de briguer plusieurs autres mandats.
Pour l’heure, les mouvements de violences font asphyxiés l’économie du pays. A l’allure où vont les choses la trouille domine le pouvoir au point qu’il se pavane à Londres et Davos en Suisse avec son président pour dit-on persuader des partenaires étrangers à venir investir dans les secteurs miniers, énergétiques et infrastructures dans cette atmosphère où chacun cherche à sauver sa peau.

Karaiba Diaby pour afriquevision.info
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