Guinée: un mort et 28 blessés  enregistrés dans la manifestation des opposants  à  Nzérékoré

La manifestation du 13 juin  de l’antenne régionale du Front national pour la défense de la  constitution (FNDC) à Nzérékoré contre la présidence à vie d’Alpha Condé  a tourné au vinaigre. La répression de la police à l’encontre  des opposants à la nouvelle constitution a enregistré  un mort et 28 blessés.

Sur les lieux, les autorités locales qui avaient interdit la marche ont déployées un arsenal d’agents des forces de sécurité pour mater les frondeurs contre le projet de nouvelle constitution du régime d’Alpha Condé. Selon la coordination nationale du FNDC, qui a annoncé  le bilan macabre de la protestation, il dresse un mort, 28 blessés, 38 arrestations ainsi que des dégâts matériels importantes.

Pour eux, les commanditaires de cette terreur sont, le préfet et le maire de Nzérékoré avaient juré de réprimer les manifestants. ‘’Cette décision prise par les autorités de Nzérékoré est l’exécution de l’appel lancé par le député Amadou Damaro Camara et le ministre Bantama Sow de traquer tous les membres du FNDC jusqu’à leur dernier retranchement’’, estime le Front national pour la défense de la constitution.

Malgré le caractère républicain de la démarche des membres du FNDC à Nzérékoré, lit-on dans une déclaration  rendue publique vendredi, ‘’la police et la gendarmerie, aux ordres d’Alpha Condé, président de la République, et des autorités locales, ont brutalisé et arrêté les militants de la démocratie’’.

Pour l’heure, estime le FNDC, ‘’on dénombre un mort, 38 arrestations, 28 blessés dont 7 graves et 2 dans le coma. Des magasins et boutiques vandalisés’’.

Le FNDC assure que ces violences ont été préméditées par des membres du gouvernement en complicité avec les autorités de Nzérékoré. Il tient pour responsables de la situation le gouverneur, le préfet, le maire de Nzérékoré, le député Amadou Damaro Camara et le ministre Bantama Sow.

Tout en appelant les citoyens à résister face à toute forme de pressions, il informe l’opinion que la Cour pénale internationale (CPI) est informée, en temps réel, de l’évolution de la situation.

 

Mariam Keita pour afriquevision.info

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