Guinée : la SBG signe enfin sa convention de base avec l’Etat

Après plus de 5 ans d’existence  sur le terrain, la société des bauxites de Guinée (SBG), qui a lancé ses activités de  recherches  en 2012  dans la préfecture  de  Kindia, vient de signer  une convention de base avec l’Etat guinéen, celle-ci   porte  sur la construction et l’exploitation de la mine de bauxite et de la raffinerie d’Alumine. La cérémonie de signature a eu lieu ce lundi, 14 mai 2018  au ministère des mines et de la géologie.

Cette société de droit guinéen et qui est détenue en majorité par la  société allemande W.P Pals Holding, filiale de Metalcorp, possède une fonderie d’aluminium secondaire à Berlin. Par son expertise, elle a désormais sa zone d’exploitation bauxitique en Guinée. Selon le président de la société des bauxites de Guinée membre de  Monaco Ressources groupe, M. Axel Fischer, sa société a obtenu  par décret le 22 février 2016, une concession minière couvrant une superficie de 502 km2 et pour une durée de 25 ans. Ceci conformément aux dispositions de l’article 39 du code minier.

Pendant la phase  d’exploration, elle a découvert un gisement économiquement exploitable avec des réserves estimées à environ 300 millions de tonnes de bauxite, avec une teneur moyenne en alumine de 41,4%. Suite à cette découverte remarquable, Monaco Ressource groupe  évoluant dans les mines et l’Agriculture  a engagé des échanges diplomatiques et économiques avec l’Etat guinéen, histoire d’acquérir une convention  leur permettant de rayonner davantage  son projet de mines sur la transversale Kindia-Mamou.

Dans cette convention de construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine et une mine de bauxite, le projet industriel intégré est de taille, sa capacité est de 1, 6 millions de tonnes d’alumine par an.  Autre enjeu non de moins, c’est la construction et l’exploitation d’une mine de bauxite avec une production de 8 millions de tonnes par an, dont 3 millions de tonnes sont destinées à l’exportation et 5 millions de tonnes à la transformation par la raffinerie

Ce qu’envisage le projet dans sa dimension

 

Pour favoriser le développement en général dans la zone, « le projet prévoit, la construction de routes, d’une unité de production d’électricité, des infrastructures de stockage, notamment du minerai, des produits miniers ainsi que des résidus », a indiqué le président Axel Fischer.

Il y aura également des installations de transport avec à son ensemble un téléphérique minier et d’un convoyeur à bande pour le transport de la bauxite de la mine vers la raffinerie. En plus, aux dires du président de ladite entreprise,  des embranchements et raccordements ferroviaires pour rallier la raffinerie au chemin de fer en vue de l’évacuation de la bauxite et de l’alumine, mais aussi des infrastructures portuaires se fera de façon dynamique.

L’évacuation du futur minerai, de la SBG S.A se fera dans le cadre de la mutualisation des infrastructures connexes aux mines, à travers le corridor central, a-t-il avoué.

L’impact socio-économique du projet pour la Guinée

Pour le ministre des mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, ce projet de la SBG porte sur un investissement d’un milliard quatre cents millions de dollars américains (1.400. 000. 000 USD). Ce fonds provient  à cent pourcent 100% de la société en question et ses partenaires. « Dans le projet, la Guinée bénéficiera entre autre, mille huit cent trois (1.803) emplois directs et plus de six mille (6000) emplois indirects pendant la phase d’exploitation, et plus dix mille (10.000) emplois lors de la phase de construction » a martelé  le ministre.

A en croire, le ministre neuf projets sont inscrits dans le cadre de l’exploitation des bauxites et de transformation en alumine, parmi lesquels figure ce projet de la SBG. Pour lui, la Guinée  enregistra  beaucoup plus davantage de cette activité de transformation.

L’impact du projet dans le Budget national

De son côté, le ministre du Budget, Mohamed Lamine Doumbouya, présent à cette cérémonie, a affirmé que le développement du projet de la SBG aura un impact considérable dans  la croissance économique de la Guinée. « L’exploitation de cette zone par la société des bauxites de Guinée contribuera à hauteur de 72 millions de dollars par an,  dans le budget national », égraine le ministre.

Revenant sur les obligations de l’entreprise minière, M. Axel fischer  souligne qu’en plus des impôts, des taxes et redevances (dont les 0, 5% de son chiffre d’affaires TCA au titre de la contribution au développement local) et la  création d’emplois, la SBG construira des infrastructures nécessaires pour la réalisation de son  projet. Elles auront un effet d’entrainement non seulement sur les activités minières, mais aussi sur celles lié à l’activité agricole dans la région. Pour permettre aux communautés riveraines de la zone d’en bénéficier de plus sur le projet, la SBG entend construire des infrastructures sanitaires et scolaires. Une manière pour elle, d’améliorer considérablement la santé maternelle, ensuite la prévention  des maladies et épidémies et surtout aussi sur l’éducation de base pour tous.

En dehors de son projet minier, la SBG  en collaboration avec le centre de recherches de Kilissi à Kindia, a en 2017 cultivé 250 hectares de semences de qualité dans les environs de Garafiri. Elle envisage également de mettre en valeur 5500 hectares pour production du riz à Koundara destinée à la consommation locale.

Ce projet va désormais changer les débats dans la sphère minière guinéenne, dont le gouvernement était accusé d’avoir bradé les ressources naturelles aux chinois. L’Europe fait encore son entrée dans la danse minière, ce qui pourrait favoriser un développement harmonieux de la Guinée via à l’exploitation minière.

Mamadou 3 DIALLO pour afriquevision.info

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