Entrepreneuriat féminin : Aminata  Kourouma » le premier mari d’une femme c’est son travail »

La question de entrepreneuriat féminin commence  à prendre de plus en plus de place dans la sphère socio-économique de la Guinée. Pour en savoir en plus notre rédaction est allée à la  rencontre  d’une  jeune fille, avec elle nous avons abordé l’enjeu de l’employabilité féminin, de son parcours professionnel  mais aussi de sa structure. 

Je suis Aminata Djoran  Kourouma, présidente de la fondation Amidjor également coordinatrice de Guinée emploi et miss Maroc 2017 et j’ai  21 ans.

Afriquevision.info: parlez-nous de votre parcours !

Mademoiselle Aminata Kourouma: pour être sincère je n’ai  pas eu une enfance difficile, mes parents ont toujours pris soin de moi. J’ai eu la chance de bénéficier un bon encadrement en ayant aussi le privilège de fréquenter l’une des meilleures écoles de Conakry. Raison pour laquelle, j’ai une  bonne éducation. J’ai aussi eu  l’opportunité  d’aller poursuivre mes études supérieures au Maroc.

Comment vous vous êtes retrouvé miss Maroc 2017 et quelle a été votre  expérience?

Mlle Kourouma: le chemin a été long. D’abord  j’ai eu à  participer  à plusieurs évènements sans suite favorable avant d’être couronné au royaume chérifien.

J’avais aussi défilée  à Conakry dans de nombreux évènements culturels avant de s’envoler,  malheureusement sans  succès. Mais malgré tout, je ne me suis pas  découragé. Pendant cette épreuve, j’ai eu le soutien de mes amis, qui  m’encourageaient à persévérer.

Vous savez, il y a un adage qui  dit souvent ‘’la réussite vient à celui qui sait attendre ou plutôt la patience est une vertu’’.

En tant que présidente de la fondation, qu’est-ce qui vous inspire et quels  sont vos objectifs?

En amont et en  aval,  je m’obstine à aider les personnes qui m’entourent. J’avais pour habitude de regrouper les enfants du quartier chez moi pour les former. Ensuite j’aime être leaders, grâce à Dieu, ma famille m’a boostée.

La vocation de la fondation Amidjor est basée  sur trois axes. Nous avons la  scolarisation des enfants démunis, également nous prêtons main forte aux orphelins et nous soutenons  aussi les personnes âgées.

Que faites-vous pour coordonner emploi-Guinée et votre fondation en même temps?

J’ai un planning pour concilier les deux activités. Mais ce qui nous facilite est que nous sommes au même immeuble. Et  la chance que j’ai eue, ce que  mes parents me donnent toujours des indices.

Quels sont vos projets futurs ?

Kourouma, (rire) dans un futur proche,  je pense à élargir les activités de la fondation et aussi créer une nouvelle filière. Pour finir fondé  ma propre famille et avoir une vie paisible.

J’espère être l’une des  références  de la jeunesse Guinéenne car  » le premier mari d’une femme c’est son travail ».

Interview réalisée par Salifou  Camara pour afriquevision.info

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