CHAMPIONS LEAGUE : Cristiano  RONALDO offre la qualification à la Juventus en quarts de finale

Battue 2-0 à Madrid, la Juventus a retourné l’Atlético au retour (3-0) pour se qualifier pour les quarts de finale de Ligue des champions. Une victoire marquée par le triplé de Cristiano Ronaldo qui confirme que la C1 est son terrain de jeu préféré.

La Champions Ronaldo

La tête haute, le buste bien droit, Cristiano Ronaldo passe devant les médias espagnols en leur montrant les cinq doigts de sa main après la défaite de la Juventus sur la pelouse de l’Atlético (2-0) lors du huitième de finale aller de Ligue des champions. Une main levée que le Portugais a déjà affichée sur la pelouse à l’adresse des supporters de l’Atlético avant d’en expliquer la signification en zone mixte : « J’ai gagné cinq Ligues des champions, l’Atlético zéro. Moi, cinq, l’Atlético, zéro. » Les réseaux sociaux s’enflamment, et CR7 est accusé d’être « arrogant ». Alors oui, l’international portugais a un côté arrogant, mais ce geste était avant tout un message d’alerte en direction de l’Atlético pour rappeler aux Colchoneros qu’il n’allait pas lâcher SA Ligue des champions si facilement.

Les notes de Juventus-Atlético

Au cas où ceci n’était pas assez clair, Cristiano Ronaldo s’était montré plus explicite dans un message posté  sur Juventus TV ce lundi : «  Aux supporters, je leur réponds : pensez de façon positive, croyez-y. C’est possible, mais nous avons besoin de votre aide, car nous allons faire notre travail sur le terrain et nous avons besoin de votre soutien. Soyez prêts pour un come-back ! » Et contrairement à beaucoup de joueurs (dans la capitale française par exemple), CR7 est du genre à faire ce qu’il dit. Et c’est ainsi que le Portugais claque deux coups de boule monstrueux pour remettre les compteurs à zéro avant d’offrir la qualification à la Juventus dans les dernières minutes sur un penalty. Trois buts qui portent le compteur de Cristiano Ronaldo à 123 en Ligue des champions (22 de la tête !), soit cinq de  plus que l’Atlético dans toute son histoire en C1.

La C1 comme objectif

Au coup de sifflet final, les joueurs de la Juventus ne se sont pas trompés en courant comme des dératés dans les bras de Cristiano Ronaldo. En tribunes, Andrea Agnelli, lui, prenait dans ses bras Pavel Nedvěd et affichait un large sourire. Celui de l’homme heureux d’avoir fait le bon choix. Car si le président de la Juventus a lâché 100 millions d’euros pour faire venir CR7 l’été dernier, c’est pour que le Portugais lui fasse gagner ce genre de matchs. Pour soulever cette Ligue des champions qui échappe à la Vieille Dame depuis 1996. Pas pour planter 50 buts dans un championnat que la Juventus remporte depuis sept ans. Et Cristiano Ronaldo le sait très bien. Il l’a d’ailleurs rappelé à l’issue de la rencontre au micro de RMC Sport : « C’est pour ça que la Juventus m’a recruté. J’essaye de faire mon travail. Je suis très heureux, c’est une soirée magique. »

Ronaldo sort l’Atlético !

Quelques jours avant ce huitième de finale  retour, Massimiliano Allegri avait déjà encensé son numéro 7 pour Sky Sport : « Cristiano est le meilleur du monde. Avec Ronaldo, nous avons l’impression que quelque chose a changé,  mais nous devons être bons sur le plan mental pour gagner en Europe. » Ce match face à l’Atlético est venu rappeler ce qui avait changé. Il y a un an, en quarts de finale, la Juventus affrontait le Real Madrid et avait déjà réussi une remontada folle en menant 3-0 au Santiago-Bernabéu – après avoir perdu la manche aller sur le même score – avant qu’un certain Cristiano Ronaldo ne vienne inscrire le penalty de la qualification pour les Merengues. CR7 n’est donc pas venu apporter une grinta que Chiellini et Bonucci ont en eux depuis leur naissance, mais bien pour planter ce but décisif pour qualifier la Juventus. Ou ces trois buts décisifs en l’occurrence. Ne reste plus qu’à le faire une nouvelle fois en finale, là où la Juventus a si souvent échoué. Et puis, cela permettra à CR7 de sortir le pouce de sa deuxième main quand il passera devant les médias espagnols.

 

Avec Sofoot