Cellou Dalein Diallo ‘’la Guinée ne perçoit que 4 $ par tonne de bauxite contre 11 $ au moment Pechiney’’

La campagne médiatique menée  récemment en France  par le challenger d’Alpha Condé continue d’alimenter les débats à Conakry, dans son oral, Cellou Dalein Diallo épingle davantage le régime sur son échec de la politique minière qui rime avec la pauvreté des populations.

Selon la figure de proue de l’opposition, la production brute de bauxite passe de 15 millions à 60 millions de tonnes pour un objectif  de 70 millions court terme et 100 millions à long terme.

Et pour quelle recette? S’interroge l’opposant. Pour, Cellou Dalein  Diallo ‘’la Guinée ne perçoit que 4 $ par tonne de bauxite  actuellement contre 11 $ au moment Pechiney’’.

A l’en croire, le Président Condé et son clan se livrent à la corruption dans le secteur minier, les licences octroyés et contrats ficelés sous labelle des conflits d’intérêts et de corruption. Le cas Simandou avec les 700 millions de dollars, SMB, SABLE MINING, RIO TINTO, BSGR  et tant d’autres sont des exemples illustratifs.

Dans le même sillage, il dépeint la  facette des redevances minière actuelle, caractérisée par  l’abandon des taxes et impôts au profit des sociétés minières, notamment les exonérations à outrance, un facteur qui constitue un frein  pour le développement local, déplore le ténor de l’opposition.

Autre aspect déniché par le chef de l’opposition, c’est l’absence de la politique de transformation de la bauxite sur le territoire, la Guinée ne gagne rien en valeur ajoutée, de l’argent, des emplois, de la qualification…sont ainsi perdues.

C’est pourquoi, selon le président de l’UFDG, la solution idoine se résume au changement de ce régime chaotique pour les ressources minières de la Guinée. «  La nécessité d’une alternance est réelle pour sauver le peuple riverain des mines des pollutions et dégradations de l’environnement, la chute des productions agricoles et la disparition des cours d’eau, le tout sans structures sociales et sanitaires de base. », a égrainé l’ancien premier ministre.

 

Hamidou Baldé