Botswana : les recettes du secteur minier enregistrent une baisse  en 2019

L’année dernière, Debswana, la coentreprise entre l’anglo-américain De Beers et l’Etat botswanais, avait introduit une demande auprès des autorités afin d’étendre de 830 mètres la profondeur de la mine de Jwaneng (ville minière près de la capitale Gaborone). Ce qui devrait permettre d’extraire 50 millions de carats supplémentaires sur la période 2024 à 2035).

L’année dernière, Debswana, la coentreprise entre l’anglo-américain De Beers et l’Etat botswanais, avait introduit une demande auprès des autorités afin d’étendre de 830 mètres la profondeur de la mine de Jwaneng (ville minière près de la capitale Gaborone). Ce qui devrait permettre d’extraire 50 millions de carats supplémentaires sur la période 2024 à 2035).

Le Botswana s’attend à une baisse des recettes du secteur minier pour l’année en cours et en 2020. Un recul lié essentiellement à la réduction de la demande mondiale en diamants, principal pourvoyeur de devises pour le pays.

Le Botswana, un des plus grands producteurs mondiaux de diamants, prévoit une baisse de 4% des recettes de la filière au cours de l’exercice 2019-2020. Le ministère botswanais des Mines estime que la production devrait générer 3,6 milliards de pulas, soit 1,26 milliard de dollars, sur cette période, en raison de la baisse des redevances et des dividendes.

Selon le ministre des Mines, Eric Molale, les baisses prévues reviennent notamment à un recul de la demande mondiale en diamants. En effet, l’analyse fournie par son département fait état d’une réduction des ventes de bijoux au détail au cours du dernier trimestre de 2018. Dans la même perspective, les prix des produits taillés ont continué à baisser jusqu’au début de l’année 2019, bien qu’à un rythme moins rapide, selon un communiqué du département des Mines.

«Les échanges et les prix des diamants devraient rester modérés au cours du premier trimestre de 2019 à cause de l’importance des quantités de stocks, de petits diamants polis», a déclaré Molale, relayé par Reuters.

Un modèle de gestion des recettes minières

Debswana, une joint-venture entre l’Etat et l’anglo-américain De Beers, est la principale contributrice aux revenus du Botswana. La société a produit 24,1 millions de carats de diamants en 2018, avec une hausse de 6% par rapport à l’année précédente. Le Botswana est l’un des principaux pays africains où les ressources minières ne génèrent pas de conflits.

Le pays est souvent plébiscité pour sa gestion rigoureuse de ses recettes minières. Au Botswana, l’exploitation du diamant -et des mines de manière générale- se déroule dans un climat de stabilité politique, faisant du pays un modèle de développement pacifique.

 

 

Par la Tribune Afrique