Boris Johnson, premier ministre Britannique à la conquête des marchés  africains

L’Afrique fleurie de plus en plus par les occidentaux à travers les immenses potentialités minières, gazières, énergétiques, pétrolières et tant d’autres ressources que disposent les Etats du  continent, en queue de peloton en termes de développement. Après, la tenue des forums, Chine-Afrique, Russie, Japon, la France et  l’Inde, c’est le tour du Royaume-Uni d’être à l’assaut davantage sur les opportunités économiques qu’offrent les pays africains.

Le premier ministre Britannique, Boris Johnson qui est à l’orée de sa sortie de l’Union européenne, ouvre ce lundi 20 janvier 2020 à Londres, un forum entre son pays et le continent africain. C’est un secret de polichinelle  à l’approche du Brexit, les Britanniques  repensent  sa stratégie africaine, une façon pour eux d’occuper les marchés des pays du sud, ce qui pourrait combler le gap économique qui se profile à l’horizon pour le pays.

Cette nouvelle conquête se maquille par l’invitation de plusieurs chefs d’Etat et gouvernements africains lancée par Londres. A cette occasion, les participants comme à l’accoutumée vont présenter les enjeux économiques aux entreprises et gouvernement Anglais, histoire de vendre leurs immenses richesses. Un B to B, qui pourrait favoriser l’accession des produits africains aux Britanniques.

C’est un point de chute économique que lorgne Londres. Et l’Afrique est bien placée et en regorge les offres qu’il faut pour essuyer les larmes du futur ex-pays membres de l’UE, dont sa page sera tournée à partir du 31 janvier prochain, et que les conséquences géostratégiques et économiques  qui en découleront risquent d’être drastiques.   Pour trouver de nouveaux débouchés sur le continent, le Royaume-Uni et ses entreprises vont devoir sortir de leur zone de confort et renégocier des accords.

Et si le Royaume-Uni redécouvrait l’Afrique grâce au Brexit ? Sa sortie de l’Union européenne (UE) va l’obliger à chercher de nouveaux partenaires économiques, et il pourrait bien les trouver sur le continent. Mais si les Britanniques espèrent s’appuyer sur l’Afrique pour conserver une partie de leur influence à l’échelle mondiale, ils vont devoir repenser leur stratégie, s’interroge un spécialiste.

Depuis la fin des années 1980, les échanges commerciaux ne constituent plus le pilier des relations entre Londres et l’Afrique, et ont été suppléés par l’aide publique au développement (APD). Pourtant, le Royaume-Uni a tardé à tenir ses engagements en la matière, et les 0,7 % du PIB promis dès les années 1970 n’ont été atteints qu’en 2013. Le pays a longtemps compensé en contribuant à hauteur de 15 % au Fonds européen de développement (FED), ce qui représentait 12 milliards de dollars en 2015. Avec le Brexit, Bruxelles perd ainsi son troisième contributeur – derrière l’Allemagne et la France.

C’est une rencontre à la fois de séduction, et de redéfinition de l’axe de partenariat  politico-économiques. C’est le lieu également  l’ajustement de la collaboration.

 

Thierno Barry envoyé spécial à Londres pour Afriquevision.info

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